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Diabolus in Musica | La Damoisele qui sonjoit...

Galatea accompagne Diabolus in Musica pour la diffusion de ce programme en France.

Diabolus in Musica, spécialiste de la musique médiévale française, se lance dans une nouvelle aventure avec La Damoisele qui soinjoit... 
L'ensemble réussi le pari de sortir des sentiers battus et briser ses habitudes de travail en produisant un spectacle complet, à la fois concert et pièce de théâtre.

Cette nouvelle production s'articule autour de fabliaux, contes à rire du 13e siècle – le répertoire en compte 150 environ – qui racontent une anecdote comique de la vie quotidienne sur un ton léger. L’humour le plus fin peut y côtoyer la vulgarité la plus grossière. Ces textes sont accompagnés, illustrés, mis en valeur par des musiques à danser, des rondeaux, caroles, chansons comiques... avec un effectif et un instrumentarium hauts en couleur.

L'équipe artistique : 

Jean-Yves Ruf | mise en scène
Frédéric Révérend | adaptation
Eric Ruf | scénographie
Claire Planchez | costumes
Christian Dubé | création lumières
Francis Freyburger | comédien           

Ensemble Diabolus in Musica | direction Antoine Guerber

 

Vidéo de présentation

Jean-Yves Ruf (metteur en scène) et Antoine Guerber (directeur musical) ont choisi huit fabliaux crus que le dramaturge Frédéric Révérend traduit et adapte afin de les rendre « compréhensibles » au public d’aujourd’hui, dans une interprétation contemporaine : 

·      La saineresse

·      De la Damoisele qui sonjoit

·      La damoisele qui ne pooit oïr parler de foutre

·      Gombert et les deus Clers

·      Le Sohait des Vez

·      Le Prestre ki abevete

·      Celle qui fu foutue et desfoutue por une Grue

·      Le Prestre taint

 

Quelques mots du metteur en scène Jean-Yves Ruf 

« Quand Antoine Guerber m’a proposé de me pencher sur ces fabliaux du 13e siècle, je me souvenais les avoir lus il y a très longtemps, mais je ne m’attendais pas à redécouvrir des textes aussi étonnants, d’auteurs pour la plupart anonymes. Étonnants de fantaisie, de truculence et de modernité. Certains des Fabliaux n’auraient pas été désavoués par le mouvement surréaliste ! […]

L’acte est décrit en une phrase courte, précise, lapidaire. Ce qui importe n’est pas l’acte en lui-même, mais l’intelligence déployée pour arriver à ses fins, les tours de passe-passe, les déguisements, subterfuges, manipulation du mari, etc. Par là même, nos défauts et petitesses sont passés en revue - naïveté, orgueil, prétention, jalousie, brutalité – et de manière objective, sans leçon de morale aucune : c’est ainsi que nous sommes faits, et c’est ainsi qu’on nous berne.

Notre propos est de faire réentendre ces textes aujourd’hui sans reconstitution du folklore « moyen-âgeux ». Il s’agira de redonner toute leur force poétique, toute leur vigueur, à des pages peu connues et pourtant savoureuses. […] »

 

Quelques mots du directeur musical Antoine Guerber

« Les textes des fabliaux nous sont parvenus sans notation musicale mais également sans être associés à des musiques précises. Ils nous donnent un accès privilégié, à la vie intime des femmes et des hommes du 13e siècle, pour qui la musique remplissait pourtant le quotidien. Cette vie déborde de truculence, de verdeur, on devine sans peine les jurons, onomatopées, apostrophes qui animent les personnages des fabliaux et leurs actes.

Il est aisé dès lors d’y associer des pages musicales : les chansons d’inspiration populaire, les airs à danser, les estampies qui toutes nous donnent un aperçu du fond sonore de la rue et du quotidien du 13e siècle.

L’instrumentarium de « La Damoisele qui sonjoit… », riche et coloré, sonore, puissant et léger à la fois, sera en concordance avec la force poétique et la vigueur des textes. Harpe, flûte, vielle à roue, vièles à archet, trois cornemuses et percussions multiples, offriront une variété de timbres étonnante. […]

Pour la première fois, nous allons nous plonger ici avec délice dans la verdeur crue, grivoise, graveleuse des fabliaux et dans les rythmes échevelés des danses médiévales. »

 

Une équipe artistique haute en couleurs…

Jean-Yves Ruf est la fois comédien, metteur en scène et pédagogue. Il a notamment mis en scène L’homme à tiroirs (2012), Lettre au père de Franz Kafka (2012) ou encore Agrippina de Haendel (2011) sous la direction musicale d’Emmanuelle Haïm.

Eric Ruf, acteur et metteur en scène, a suivi une formation d’acteur classique qui l’a conduit à la Comédie-Française en 1993.
En 2006, il fait parti de l’affiche du Cyrano de Bergerac mis en scène par Denis Podalydès et en 2009, on le retrouve dans la distribution de Mesure pour mesure de Shakespeare mis en scène par Christelle Carlier et Jean-Yves Ruf.

Francis Freyburger a joué – en autres – sous la direction d’André Engel, Dominique Pitoiset, Jacques Lassalle, André Perinetti, Jean-Marie Patte, Liviu Cullei, Denis Guénoun, Jean-Paul Wenzel, Jean-Louis Hourdin, Michèle Foucher, Yves Reynaud, Matthew Jocelyn, Germain Muller, Dieter Kagi…

Il a aussi participé à une centaine de dramatiques télévisées aussi bien en France qu’à l’étranger. Depuis 2005, il s’adonne également à la formation et à la direction d’acteurs des troupes amateurs dialectales et francophones, comme le Théâtre du Lichtenberg, le Théâtre de Truchtersheim, ou les Comédiens du Rhin. 

L’ensemble Diabolus in Musica célèbre en 2012 son vingtième anniversaire et se voit distingué du Prix de la Fondation Liliane Bettencourt. Depuis 1992, une fidèle équipe de musiciens passionnés recrée autour d’Antoine Guerber les musiques extraordinaires de cette époque si éloignée, intrigante et fascinante qui a forgé notre culture, notre langue, notre société : le Moyen-Âge.