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Quatuor Tana | Revue de presse

LE FESTIVAL MUSIQ’3 ENTRE CLAVIERS ET ÉMOTIONS

D’autre part, le festival rend un vibrant hommage le dimanche au presque octogénaire , connu surtout des mélomanes pour son long mandat à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Liège (1977-1999), mais aussi magnifique et prolifique compositeur dont le catalogue connaît un magnifique été indien à l’occasion de cette réorientation de carrière. Ce portrait musical en miroir, agrémenté d’une conversation entre le maître et la journaliste Martine Dumont-Mergeay, propose à la fois des extraits d’œuvres assez récentes mises en rapport avec celles de grandes figures tutélaires : trois des treize bagatelles pour piano de 2003 sont encadrées par Beethoven (op. 126 n° 4) et Schumann (Vogel als Prophetdes Waldszenen op. 82) tandis que le madrigal final du Quintette pour clarinette et cordes de 2015 répond au premier mouvement du Quatuor à cordes de Debussy. Cette musique d’une stimulante spiritualité et d’une modernité pacifiée loin des querelles esthétiques retrouve par les divers chemins d’une écriture maîtrisée les voies d’une « panconsonnance » ; elle peut compter sur la pianiste Marie-Dominique Gilles, ou sur le clarinettiste  associé au , magnifiques et éloquents défenseurs.

Benedict Hévry (ResMusica)
06/07/2017


Concert îlot russe à la Seine musicale, mai 2017

Invité d’un week-end à dominante russe, le Quatuor Tana a pu montrer avec des ouvrages de Stravinski, Chostakovitch et Tchaïkovski que, contrairement à ce que d’aucuns imaginent, il ne se limite pas au répertoire contemporain (...) Nul doute toutefois que sa fréquentation assidue prédispose la formation à saisir plus immédiatement que d'autres la modernité d’une partition telle que les Trois Pièces (1914) de Stravinski : les musiciens se régalent de la concision et du – prophétique – caractère répétitif de ces miniatures ! (...) Placé après la pause, le 1er Quatuor de Tchaïkovski contraste singulièrement. Le naturel, la fraîcheur, l’élan des Tana rendent pleinement justice à cette partition de jeunesse, à ses saveurs venues de la musique populaire. 

Alain Cochard (Concertclassic)


7ème Biennale de Quatuors à cordes - Philharmonie, décembre 2015

Le temps de vider la salle puis d’y réaccueillir le public, et c’est maintenant le Quatuor Tana qui se présente sur scène, reconnaissable à ses partitions électroniques (« Airturn »). Cette fois, ce sont deux « classiques du 20e siècle » qui encadrent une création. Le Quatuor n° 1 « Métamorphoses nocturnes » de Ligeti est servi avec énergie ; le Quatuor Tana assume pleinement l’équilibre entre l’héritage bartokien et les inventions rythmiques propres à Ligeti. De même, les quatre musiciens donnent une interprétation particulièrement aboutie, d’une grande clarté, du Quatorzième Quatuor de Chostakovitch (dont l’ensemble des quinze quatuors a été présenté durant la Biennale).

Auparavant, le Quatuor Tana a donné la première audition du Quatuor n° 3 « Shadows » de Yann Robin (né en 1974), non sans l’avoir fait précéder de quelques précautions oratoires. De fait, cette « polyphonie énergétique » (selon le compositeur lui-même) est d’une densité sonore peu commune. Maître de la saturation sonore, Yann Robin propose durant vingt minutes un déferlement sonore ininterrompu. Ne laissant aucun répit à l’auditeur – pas plus qu’aux instrumentistes – Shadows l’oblige, presque malgré lui à s’accrocher aux sons, pris dans un mouvement vertigineux, et à s’y inventer son propre chemin. Une expérience musicale fascinante ! 

Jean-Guillaume Lebrun (Concertclassic)


7ème Biennale de Quatuors à cordes - Philharmonie, décembre 2015

Pour sa septième édition, la Biennale de quatuors à cordes de la Philharmonie de Paris a choisi l’œuvre de Dimitri Chostakovitch comme trait d’union entre les vingt formations invitées, et programme en parallèle quelques-uns des dix-sept quatuors de son ami méconnu, Mieczys?aw Weinberg. Passionnant !
Des fantaisies rythmiques de Ligeti aux sons saturés de Yann Robin, le Quatuor Tana se joue des partitions les plus complexes (le 15 janvier à 20h30) 

(La Terrasse)


création de Clusterfuck de Remmy Canedo Bartók, Bedrossian et Saunders par le Quatuor Tana

Incontestablement, il a le vent en poupe !
Invité du festival ManiFeste, le Quatuor Tana attire un public d'aficionados, nombreux et curieux de l’entendre dans un concert aventureux, mettant à l'épreuve les instrumentistes autant que l'auditoire. En tant que quatuor constitué, cette formidable phalange a été la première à adopter le matériel Airturn qui fait désormais défiler la partition sur l'écran de l'Ipad d'une simple impulsion du pied. Les Tana possèdent aujourd'hui l'un des premiers quatuors augmentés, construit par les chercheurs de l'Ircam (Juan Arroyo et Lucas Balay) et qui porte désormais leur nom. Ainsi jouent-ils la première pièce du programme sur les TanaInstruments hybrides relevant du principe des SmartInstruments dont l'amplification ne requiert plus l'intermédiaire des haut-parleurs [lire nos chroniques du 15 janvier 2016et du 6 décembre 2013].

Donné en création mondiale, Clusterfuck(Dégradation) ponctue le Cursus 2 du jeune Chilien Remmy Canedo, né en 1982 [photo], qui questionne ici le genre du quatuor et travaille à sa subversion. Avec les instruments augmentés et la mise à l'œuvre du temps réel (technique Ircam : Adrien Mamou-Mani), agissant sur la transformation (dégradation) et la spatialisation du son, Canedo entend « créer l'image virtuelle d'un ensemble de cordes ». De fait, un « monstre » d'une intensité prodigieuse et insolite est donné à entendre, où le quatuor à cordes hybride – les Tana à fond – est à la source du matériau traité en direct. Des silences éloquents, entre chaque déflagration, mesurent la profondeur de l'espace créé. Ambitieux et déroutant, le projet est bien mené et confondant ; il culmine dans une sorte de finale hymnique qui n'aurait pas déplu à Stockhausen.

Pour la pièce de Rebecca Saunders, Fletch, les interprètes ont repris leurs médiums acoustiques, l’ut grave du violoncelle étant baissé d'une octave, scordatura de l'excès comme aime en pratiquer la compositrice [lire notre chronique du 16 juin 2016]. Fletch (un dérivé du mot flèche) est « une exploration furieuse et continue » d'un même geste sonique, éruptif et bruité, jusqu'à épuisement du processus. Chaque occurrence engendre ses variations – d'énergie, d'allure, de couleurs, etc. –, le violoncelle émettant parfois un râle inquiétant. C'est lui qui hante les dernières minutes de l'œuvre, conçues dans l'infra-saturation : musique tremblée et fragile hérissée de tressaillements infimes.

Tracés d'ombres (2005-2007), l'unique quatuor à cordes de Franck Bedrossian est un chef d'œuvre extrêmement concentré et tendu que les Tana viennent d'enregistrer (Paraty). Le compositeur y déploie une palette de sons inouïs au sein d'un matériau saturé qu'il articule avec la plus grande acuité. Le premier mouvement est impressionnant sous ces archets fulgurants, avant l'épisode central au temps plus étiré où la matière, filtrée et éminemment plastique, offre une perception autre. Joué con fuoco, le troisième volet projette une matière hérissée et incandescente qui s'achève sur un épisode polyrythmique sauvagement pulsé. La violoncelliste y casse une première corde...

Étrangement, on avait demandé aux interprètes d'enchaîner ces cinq pages, alors qu'un entracte eût été nécessaire, pour eux comme pour l'auditoire, avant le Quatuor en ut majeur n°4 Sz.91 de Bartók. Les Tana se lancent donc dans cet opus d'envergure sans même une sortie de scène ! En cinq parties, la pièce s'équilibre autour du mouvement lent central, sublime chant nocturne où chaque instrument inscrit sa partie sur le timbre frémissant des trois autres. Dans le premier mouvement, monolithique et d'une rigueur implacable, Antoine Maisonhaute casse une seconde corde... changée en un temps record. Mais rien n'altère l'énergie de nos interprètes, éblouissants dans le Prestissimo con sordino (deuxième mouvement) et l'étonnant Allegretto pizzicato où, avant Ligeti, Bartók transforme le quatuor en un méta-instrument de percussions. Une intégrale des six quatuors du Hongrois sous l'archet des Tana, voilà ce qu'on attend avec impatience !

Michèle Tosi (Anaclase)
25/06/2016


L’ÉNERGIE À L’ŒUVRE AVEC LE QUATUOR TANA

Voué cordes et âme au courant de la saturation, le  a travaillé en étroite collaboration avec les compositeurs. Les quatre pièces de cet enregistrement réclament une posture particulière des instrumentistes confrontés à une écriture qui transgresse très largement les limites du jeu traditionnel sur les cordes : son écrasé par la pression de l’archet, granulation, mouvement circulaire de l’archet sur la corde, glissades d’harmoniques, percussions sur le bois… sont autant de modes de jeu engageant la saturation du son et l’énergie du geste des interprètes. (...)

Les Tana ont fabriqué un « archet-guero » pour Substances, le second quatuor de Cendo qui leur est dédié. La baguette de ce prototype est ici striée pour obtenir une meilleure qualité granulaire de la sonorité. Poussant à l’excès l’énergie du geste, le compositeur exige une hyper virtuosité des archets qui frottent, grattent, rebondissent, raclent, tournent, tapent, « trémolent » pour projeter autant de particules d’une matière inouïe qui n’excède pourtant jamais la nuance piano. L’écoute est constamment sollicitée par l’extraordinaire palette sonore induite par la multiplicité des modes de jeu

(...)

La performance des quatre interprètes associant technicité vertigineuse, précision de l’articulation et engagement hors norme du geste, confine à l’exaltation.

Michèle Tosi (ResMusica)
23/04/2016


Le quatuor à cordes revisité

Premier ensemble européen converti au système Airturn de partition électronique, le Quatuor Tana se situe à la pointe de la modernité aussi bien en termes logistique que de répertoire. Si la tourne des pages n’est plus source de contrariété, les aléas du concerts réservent – heureusement – leur lot d’imprévus: pas moins de deux cordes cassées (!) lors de cette soirée ManiFeste qui montre différentes générations de compositeurs aux prises avec l’un des genres les plus intimidants de la musique occidentale.

Jérémie Bigorie (ConcertoNet.com)
25/06/2016


Quatuor Tana Elliott Carter et Philip Glass

Ici, pupitres et partitions sont remplacés par supports et iPad(s) dotés d’un système de suivi de partition, avec pédale de déclenchement au pied. Bien loin du gadget technologique, l’utilisation de tablettes numériques permet d’éviter tournes hasardeuses et bruits parasites de partitions froissés, ce qui est loin d’être négligeable avec des pièces si complexes. Une fois encore il faut se contenter d’une brochure-programme regroupant des informations purement biographiques et le détail des pièces interprétées. En laissant traîner nos oreilles dans le public (exercice que nous pratiquons régulièrement), nous sentons d’ailleurs une certaine perplexité face à si peu de contenu. Fort heureusement (après tout, c’est peut-être l’effet souhaité), les concerts (c’est particulièrement le cas dans les petites salles) sont introduits par les instrumentistes qui prennent à cœur cet acte de médiation. (...)

Avec beaucoup d’efficacité et une ferveur peu commune, le Quatuor Tana parvient à nous tenir en haleine sur un répertoire pourtant loin de nous captiver. Belle leçon d’interprétation !

Nicolas Munck (Anaclase)
29/01/2014


Quatuor Tana Jacques Lenot | Quatuor à cordes n°6, création mondiale

Quatre œuvres de factures radicalement différentes font le programme de ce rendez-vous matinal avec l’excellent Quatuor Tana qui toujours étonne et ravit l’écoute (...)

Bertrand Bolognesi (Anaclese)
28/10/2014


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