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Ensemble Masques | Programmes

Le Théâtre musical de Telemann

Georg Philipp TELEMANN (1681-1767)

Ouverture-Suite en la majeur TWV 55:A1

Ouverture-Suite La Bizarre TWV 55:G2

Concerto polonois TWV 43:G7

Ouverture - Suite Burlesque de Quixotte 

Le style français, si cher à Telemann, constitue la trame et l’inspiration de ses ouvertures-suites, ainsi qu'il l'exprime dans son autobiographie : "L'ouverture, avec ses corrélats, avait la préférence, parce que Monsieur le Comte, revenu de France depuis peu, aimait ce genre. Je me mis en quête des travaux de Lully, Campra et autres bons maîtres, et m'en tins presque exclusivement à leur style, si bien qu'en deux ans, je ne comptais pas moins de deux cents ouvertures". 

Bien qu'elles soient généralement jouées en formation orchestrales, ces suites furent interprétées à l'époque en formation de chambre, soit à un musicien par partie. Ainsi, à la cour de Dresden, de nombreux musiciens recréent leurs propres suites en jouant directement depuis la partie du conducteur, avec un ensemble de cinq instruments à cordes. 

Inspirés par cette approche, les musiciens de l'ensemble Masques jouent trois d’entre-elles ainsi que le « concerto polonais ». Les suites de Telemann suivent le schéma habituel avec une ouverture dans le style de Lully suivie de danses (allemande, courante... ). Mais il lui arrive de s’éloigner de ce cadre et de rejoindre le goût français en introduisant des pièces de caractères comme dans les suites Les Nations ou Don Quichotte, même si l‘esprit de la danse n’est jamais éloigné de ces mouvements évocateurs. Les quatre mouvements du Concerto polonois – de son nom véritable Concerto poloniosy –, relèvent tous de la musique et de la danse polonaise. Le premier mouvement, dolce, est une polonaise à quatre temps, l’allegro suivant est imité de la musique hanake, les Hanakes étant des Tchèques de Moravie rencontrés au sud de la Pologne. Le troisième mouvement, largo, est une mazurka, danse à trois temps du peuple Mazur, dans la région de Varsovie, et le vigoureux finale allegro vient lui aussi directement du terroir. 

BATTAGLIAS

« Tout au monde est mêlé d’amertume et de charmes : La guerre a ses douceurs, l’hymen a ses alarmes ».
Jean de LA FONTAINE, « Le meunier, son fils et l’âne », Fables, Livre 11, 1668.

Occupant dans les arts, comme l’estime d’Alembert, «le dernier rang dans l’ordre de l’imitation», la musique devra reproduire, comme le demandait Aristote et au-delà des simples bruits du monde environnant, les actions et les passions, qui sont la véritable nature de l’être humain. Mais les musiciens feront leur miel de plusieurs sources sonores et se soucieront peu de l’avis des théoricens. Ils chercheront, comme Beethoven dans sa Symphonie pastorale, à décrire les phénomènes naturels, le murmure de l’onde, le vent, l’orage, le tonnerre ou la tempête. Ils s’attarderont aux activités humaines bruyantes comme la guerre, la chasse ou encore le Caquet des femmes et les cris de Paris ou de Londres chers aux polyphonistes de la renaissance. D’autre part, l’imitation des animaux, pour simple ou banale qu’elle paraisse, n’est pas «bête» pour autant. Elle témoigne d’une familiarité pleine de tendresse, non dépourvue d’humour, envers ces oiseaux, ces insectes, ces batraciens ou ces mammifères que nous côtoyons à l’occasion — ils étaient beaucoup plus présents dans la vie de nos ancêtres —, sans compter que les animaux servent souvent à représenter symboliquement les passions humaines, comme le ramage du rossignol, maintes fois transposé pour évoquer l’élan amoureux, ou le chant du coucou, utilisé comme allusion au mari trompé. Plus encore, à l’instar de La Fontaine dans ses fables, et peut-être eux aussi avec un souci moralisateur, les musiciens ont parfois mêlé les humains aux animaux, humanisant les seconds et montrant la «bêtise » des premiers — comme Carlo Farina combinant dans son Capriccio Stravagante les animaux de la ferme, la soldatesque et les joueurs d’instruments.

 

PREMIÈRE PARTIE

 

Cyriacus WILCHE (1620-1667)

Battaglia à 6

Carlo FARINA (1600-1639)

Capriccio Stravagante (Libro di Pavane e Gagliarde, Dresde, 1627)

Johann Heinrich SCHMELZER (1623 - 1680)

Balleto Die Fechtschule à 4

Samuel SCHEIDT (1587 - 1654)

Galliarde Battaglia à 5 (Ludi Musici, Hambourg, 1621)

Anthony HOLBORNE (v. 1550 - 1603)

The Funerals à 5 (London, 1599)

 

SECONDE PARTIE

Andrea FALCONIERI (1585 - 1656)

Battalla Barabasse Tenero de Satan à 4 Ciaccona

Georg Philipp TELEMANN (1681 - 1767)

Ouverture - Suite "Burlesque de Quixotte”

 

RAMEAU : PIÈCES DE CLAVECIN EN CONCERTS

Rameau publie en 1741 son recueil de Pièces de clavecin en concerts pour un violon ou une flûte, une viole ou un second violon. Le terme « concert » revêt ici une double signification. D’abord, puisqu’il est employé au pluriel dans le titre du recueil, il désigne chacun des cinq groupes réunissant trois ou quatre pièces, celles-ci se succédant non pas à la façon de la traditionnelle suite de danses, mais plutôt selon la structure vif-lent-vif du concerto italien. Mais il annonce également que le clavecin soliste joue « en concert », c’est à dire accompagné par les deux autres instruments mentionnés sur la page de titre. Anticipant ce que sera le trio pour piano-forte, Rameau nous livre des pièces où l’instrument à clavier, accompagné par les instruments mélodiques, tient le rôle principal.

monsieur couperin

Les concerts de musique de chambre étaient très en vogue à Paris au début du 18 ème siècle et les œuvres de Couperin « Le Grand » l’illustrent parfaitement : musique pour clavecin ou pour la basse de viole, Concert Royaux et autres œuvres de musique de chambre dans lesquelles l’instrumentation est parfois laissée à la discrétion des interprètes. À l’occasion du 250 ème anniversaire de la naissance de Couperin en 2018, l’Ensemble Masques propose un programme mettant en valeur le goût et le raffinement de ce grand compositeur français. 

1h45 avec pause.

6 musiciens – version optionnelle avec soliste vocal

l’europe des cafés

Le premier café, le Kiva Han, aurait été installé à Constantinople (Istanbul) en 1555. Moins d’un siècle plus tard à Paris, le Café Le Procope, toujours en activité, est reconnu comme le véritable premier café et le plus ancien restaurant de Paris, en plein cœur du célèbre Quartier Latin. En 1723, l’année où Bach emménage à Leipzig, le Zimmermannsche Kaffeehaus est le plus grand et le meilleur café de Leipzig, ainsi qu’un lieu de rencontre pour la classe moyenne.

En Angleterre, le café fait son apparition au 16 ème siècle, en grande partie grâce aux efforts de la British East India Company et de la Dutch East India Company. Du premier établissement à Istanbul à l’arrivée de ce lieu de rassemblement social dans l’Europe des 17 ème et 18 ème siècles, les cantates du café de Bach et Bernier fournissent à l’ensemble Masques accompagnés d’un musicien traditionnel, de deux solistes vocaux et d’un narrateur, la trame musicale de ce programme qui retrace l’apparition et le foisonnement des premiers cafés européens.

1h45 avec pause

2 solistes vocaux - 7 musiciens - 1 narrateur

English Fancy

English Fancy

Be not afeard; the isle is full of noises,

Sounds, and sweet airs, that give delight, and hurt not.

 

Shakespeare,

The Tempest, 1611.

 

En raison de son isolement, la Grande-Bretagne a développé une culture très distincte du reste de l'Europe, et d'un point de vue musical, cela signifiait une intégration certaine mais sensible des différentes influences du continent. L'âge d'or de la musique anglaise est généralement considéré comme étant la période se situant entre les règnes de Henri VIII et Charles I, c'est-à-dire entre 1540 et 1640 environ. Pour plus de commodité, on l'appelle la période élisabéthaine, en référence aux nombreuses années sous  le règne d’Elizabeth I alors que de nombreux écrivains,  savants et, surtout, musiciens, ont apprécient son patronage. Cependant, le reste du 17ème siècle ne doit pas être négligé ; Après tout, il a vu la naissance de nouvelles techniques et un idéal expressif qu'on appelait le baroque. Et l'Angleterre, malgré la guerre civile qui a interrompu brièvement sa vie musicale, a progressivement adopté ce nouveau langage musical et sa tradition.

 

5 musiciens. Version avec soliste vocale disponible sur demande.

 

Orlando GIBBONS (1583-1625)

Pavana

 

John JENKINS (1592–1678)

Suite no. 2 en la mineur

-       Fantasia

-       Almain

-       Corant

 

Christopher SIMPSONS (1605 – 1669)

September  en sol mineur (Fantasias The Monthes)

 

Henry PURCELL (1659-1695)

Sonate en trio No.6 en do majeur  pour 2 violons  et basse constinue, Z.795 (Sonnata's of III Parts)

      - Sonnata

      - Canzona

      - Largo

      - Allegro

 

Thomas TOMKINS (1572 - 1656)

A Sad Pavan for these distracted times, Feb 14, 1649

 

John JENKINS (1592 - 1678)

Suite no. 1 en sol mineur

-       Fantasia

-       Almain

-       Corant

 

Matthew LOCKE  (1621 – 1677)

Suite no. 3 en ré mineur-majeur (Broken Consort, part II,1661)

-       Pavan

-       Ayre

-       Galliard

-       Ayre

The Grand Tour: périple musical dans l’Europe des XVIIe et XVIIIe siècles

Tour d'Europe musical et narratif. Ce concert est accompagné de récits, basés sur des textes extraits des correspondances de Lady Mary Wortley Montagu, James Boswell, Charles Burney et Martin Lister, d’anecdotes contemporaines sur les lieux, les compositeurs, les habitants et les paysages de l’Europe du XVIIIe siècle. 
 

Henry PURCELL (1659-1695)

Suite tirée de King Arthur

Marin MARAIS (1656-1728)

Suite tirée de Alcione

Jean-Baptiste FORQUERAY (1672-1745)

Chaconne - La Buisson

Jean-Philippe RAMEAU (1683-1764)

1er concert

Jean-Baptiste LULLY (1632-1687)

Chaconne de Phaeton

Arcangelio CORELLI (1653-1713)

Trio sonata

Antonio VIVALDI (1678-1741)

Concerto pour hautbois en ré mineur RV454

Georg Philipp TELEMANN (1681-1767)

Extraits de la suite Les Nations

Johann Sebastian BACH (1685-1750)

Quatorze Canons sur les huit premières notes du thème des Variations Goldberg BWV 1087 

 

avec

Julien CAMPANI | narrateur

Andreas LINOS | mise en espace et décors

 

Effectif: 6 à 9 musiciens + 1 narrateur

Le Monde avant Bach

Johann Sebastian BACH (1685 – 1750)

Contrapunctus 1 (l’Art de la Fugue BWV 1080)

Sinfonia 9 en fa mineur BWV 975

« Air » tiré de la Suite no.3 en ré majeur, BWV 1068

Quatorze Canons sur les huit premières notes du thème des Variations Goldberg BWV 1087 

Johann Sebastian BACH / Wolfgang Amadeus MOZART

Fugue KV 405 (d’après la Fugue du CBT II BWV 877)

Johann ROSENMÜLLER (1617-1684)

Sonata nona à 5 en ré majeur (Sonatae a 2,3,4 è 5 stromenti da arco & altri, 1682)

Sonata settima à 4 en ré mineur (Sonatae a 2,3,4 è 5 stromenti da arco & altri)

Johann Heinrich SCHMELZER (1623 - 1680)

Sonata IX à 5 en ré mineur (Sacroprofanum Concentus, 1662)

Heinrich Ignaz Franz von BIBER (1644 - 1704)

Sonata à 5 en sib majeur (Sonatae tam aris quam aulis servientes, 1676)

Sonata à 5 en ré mineur (Sonatae tam aris quam aulis servientes)

Romanus WEICHLEIN (1652-1706)

Sonata II à 5 en sol mineur (Encænia Musices, 1695)

Georg MUFFAT (1653-1704)

Sonate N°. 5 en sol majeur (Armonico tributo, 1682)

 

Effectif: 6 musiciens

Durée: 2 heures avec entracte

Bach: Concerti

Johann Sebastian BACH (1685-1750)

Concerto en do mineur BWV 1060

Concerto en do mineur BWV 1062

Concerto en do majeur BWV 1061 

Wilhelm Friedemann BACH (1710-1784)

Sonate pour 2 clavecins

 

avec

Jean RONDEAU | clavecin

Olivier FORTIN | clavecin

Ensemble Masques

 

Effectif: 2 clavecins et 5 cordes

Durée: 1h30 avec entracte

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